18/11/2007

Orp-Jauche

Vers l'Avenir du 16.11.2007

 

Le dossier de la rue du Cimetière est loin d'être bouclé. Le promoteur a fait des efforts, mais les riverains veulent être entendus.

La petite rue du Cimetière, à Jauche, a perdu son calme habituel. En cause, deux nouvelles affiches, une jaune et une blanche, plantées sur un panneau qui fait tache sur le front d'arbres. En jetant un coup d'oeil vers le panneau, les visages de Nicole et Marcel Genicot se durcissent un peu. «Début septembre, raconte Marcel Genicot, on n'avait pas crié victoire, mais c'était un ouf de soulagement quand le projet de lotissement avait écopé d'un avis défavorable au collège communal.»

Leur tranquillité a duré deux mois. Aujourd'hui, sur les nouvelles affiches, les riverains découvrent une autre mouture du projet. Du même lotisseur. En gros, ce dernier fait machine arrière quant au nombre d'habitations, quinze au lieu de seize, et accepte de ne plus construire à front de rue, ce qui aurait eu pour conséquence de faire disparaître le talus boisé qui fait face à la seule rangée de maisons de la rue.

Est-ce dire que les avis sont aujourd'hui moins tranchés ? Sans doute. La levée de boucliers suscitée par le plan1 semble s'être légèrement atténuée. «Nous devons nous réunir incessamment, dit Marcel Genicot. En ce qui me concerne, le premier projet ne me convenait pas du tout. Il était question d'ouvrir carrément le talus juste en face de notre maison pour y tracer une voirie. Certes, les voitures auraient suivi un sens unique, mais ce n'était pas une bonne solution.

La nouvelle mouture ? Je ne me prononce pas encore. J'attends de rencontrer mon voisin Pierre Edelszstein, qui a assisté à une réunion avec le promoteur.»

Contacté par téléphone, ce dernier ne cache pas qu'il est trop tôt pour réagir en groupe. Des réunions doivent encore être programmées entre riverains. Il dit toutefois n'avoir pas été entendu par la commune sur le fond du dossier.

«La densité des habitations nous interpelle, ajoute-t-il. Une dizaine aurait suffi, et je ne suis pas le seul à le penser. Mon impression ? Que la commune ne nous entende pas. Et que l'information que nous recevons n'est pas claire.»

Samedi dernier, il a vu le promoteur. «Je n'ai rien contre lui. Mais il doit comprendre que nous désirons conserver la qualité de vie propre à notre région typiquement rurale.»

Son point de vue est partagé par Joël Doneux, le président La Petite Jauce, une ASBL bien connue dans la région pour sa défense raisonnée du patrimoine naturel. «Lors du premier projet, dit Joël Doneux, nous avions demandé à procéder à une analyse du petit bois. Nous n'étions pas d'accord avec le projet et avions émis un avis défavorable. Je vais me pencher sur le plan 2 dans les prochains jours.»

On l'aura compris, les opposants fourbissent leurs armes juridiques. «Mon but est de rassembler 25 signatures, confie Pierre Edelszstein. Cela nous permettra d'activer la procédure de concertation prévue pour la réglementation urbanistique de la Région wallonne.»

Les autorités communales attendent les réclamations le 23 novembre, de 8h30 à 9h30. Une chose est sûre : il y en aura.

Marc WELSCH

08:04 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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