28/11/2007

Orp-Jauche

Extrait du journal Vers l'Avenir du 28 novembre 2007

 

Fin de l'enquête publique sur le projet de lotissement à la rue du Cimetière, à Jauche. Les opposants sont très nombreux.

 

Conduit par Pierre Edelszstein, un comité de riverains s'est constitué pour faire front contre un projet de lotissement dans la rue du Cimetière, à Jauche, qui supprimerait entièrement le bois actuel.

 

Un premier projet de 16 habitations sur un terrain de 78 ares dont une partie boisée, déposé en été par la M.C. SPRL, avait reçu un avis défavorable peu motivé du Collège. Le promoteur, face à cet avis mal ficelé des édiles communaux, s'est empressé de déposer un recours auprès de la Région wallonne, mettant ainsi la commune et les riverains au pied du mur, en les menaçant de faire passer ce premier projet si le recours recevait l'aval de la Région.

 

Ce recours est toujours pendant et il faudra encore attendre deux mois pour connaître son aboutissement.

 

Dans l'entre-temps, le promoteur a déposé un second projet avec seulement 15 habitations. Ce nouveau projet qui ne sauvait le petit bois a fait l'objet d'une enquête publique qui s'est terminée le 21 novembre avec 71 plaignants.

 

Pierre Edelszstein : «Le nombre des habitations prévues est toujours excessif en regard à la particularité de l'endroit qui offre au quartier une caractéristique patrimoniale et environnementale importante grâce au petit bois riche en flore et faune. On ne s'attaque pas au droit à la propriété, mais au droit à la spéculation foncière au détriment de notre qualité de vie. On exige une étude d'incidence environnementale. Il n'a pas non plus été tenu compte de la problématique de la circulation et des aménagements de la volerie dans notre petite et étroite rue.

» Au début, le Collège était favorable à ce que le talus où se trouve le petit bois soit rétrocédé à la commune et qu'un boisement intensif y soit effectué. La commune s'est ensuite rétractée et les futurs acquéreurs deviennent propriétaires du talus. Mais pour en faire quoi?»

Finalement, les riverains se battent pour la défense de leur qualité de vie et de leur ruralité. Pour la plupart, ils habitent dans de petites fermettes de style qui perdront de leur charme si elles ont en face d'elles des habitations modernes.

Si le petit bois (7 mètres de profondeur sur une longueur de 100 mètres) est sauvé, ce serait une bonne chose pour la biodiversité des lieux et pour le caractère champêtre de la rue et même de tout le village.

 

15:40 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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