17/01/2008

Orp-Jauche

Extrait du journal Vers l'Avenir

 

Des piquets qui sèment la zizanie

Jean Pirsoul avait déposé un recours contre l'établissement d'un piétonnier reliant l'avenue Stas et la rue de Marilles. Courard l'a débouté.

 

Petit rappel des faits. Durant l'automne dernier, Jean Pirsoul (MR) s'était insurgé contre le placement de piquets sur le chemin de campagne jauchois. À son avis, les véhicules agricoles devaient continuer à pouvoir utiliser ce tronçon asphalté.

 

Pour quelle raison ? Les tracteurs et autres engins lourds n'avaient alors qu'à traverser la chaussée Jodoigne-Hannut en venant d'Enines. À présent, à cause des piquets, ils doivent faire un crochet de 150m sur la N240 et prendre la rue de Marilles.

 

Inutile et dangereux, estime Pirsoul. Ce n'est pas tout. Pour le leader de l'opposition MR, la mesure a été prise pour contenter un riverain, lequel était embêté par le passage du charroi.

« Pour moi, cela s'appelle du clientélisme, argumente Pirsoul. Étant bourgmestre, durant douze ans, j'ai toujours refusé d'accéder aux demandes réitérées de ce riverain. En outre, en mai 2007, la décision du collège échevinal était de placer là des bacs à fleurs et non des piquets empêchant le passage. »

 

Le ministre régional wallon des affaires intérieures Philippe Courard (PS) n'est pas d'accord avec Pirsoul. Il estime que la commune d'Orp-Jauche a opéré dans la légalité. Après consultation des citoyens, dont la majorité a émis un avis favorable quant au piétonnier, il a donc permis de poursuivre la période d'essai en cours. L'étroitesse de la voirie et le fait qu'elle n'est pas dotée d'un revêtement capable de supporter un trafic lourd ont également pesé sur la décision du ministre.

Désormais, le chemin (qui ne porte pas de nom) sera réservé à la circulation des cyclistes et des piétons. Pour matérialiser cet état de choses, des plaques de signalisation et des bacs à fleurs seront disposés en quinconce à chaque entrée de la voirie.

 

De son côté, le bourgmestre Hugues Ghenne (PS) se félicite d'avoir été approuvé. « Nous avons agi dans le respect de l'autonomie communale, analyse le mayeur. Notre préoccupation était de veiller au bien public et à la sécurité des riverains. En ce qui concerne Jean Pirsoul, il a déposé plus de dix recours depuis que je suis bourgmestre. Ils ont été cassés par l'autorité de tutelle.»

 

Marc WELSCH

 

11:17 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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