25/01/2008

Orp-Jauche

Articles extraits du journal "La Dernière Heure"

 

Un dossier de rénovation attend l'accord et les fonds du Petit patrimoine wallon

 

ORP-LE-PETIT Remettre en état le pilori d'Orp-le-Petit ? Voilà qui devrait effrayer plus d'un malandrin. Mais pas de panique : si l'office du tourisme d'Orp-Jauche (OTOJ) veut redonner une seconde jeunesse à ce monument actuellement placé dans la prairie attenante au Château rose, c'est uniquement dans un but de sauvegarde et de remise en valeur du patrimoine local. C'est que ce genre de poteau, où étaient autrefois exposés les délinquants et autre condamnés sous l'Ancien Régime, on n'en trouve quasi plus en Wallonie.

 

"Sur l'entité, il y en avait trois", rappelle le général e.r. Pierre Genotte, de l'OTOJ. "Celui de Jauche, toujours existant mais invisible car dans la propriété privée qu'est le château sis sur la place. Un deuxième, qui était sur la place de Maret. Mais il a disparu, peut-être dans les fondations de la ferme qui a aujourd'hui laissé place à la résidence Malevé. Et, enfin, celui d'Orp-le-Petit."

Une urgence pour le sauver

 

Ce dernier a bien du mérite à rester dressé. D'où la volonté de l'OTOJ de lui rendre une seconde jeunesse. "Il y a urgence si on veut le conserver", estime-t-on à l'office du tourisme communal, qui a par ailleurs déjà trouvé les artisans capables d'effectuer une restauration dans les formes. Tout dépendra donc du Petit patrimoine populaire wallon. Un organe régional qui délivrera ou non les précieux subsides nécessaires à la réfection et au déménagement du pilori.

 

"Nous avons quelque espoirs", avoue Pierre Genotte, qui a participé à l'élaboration du dossier envoyé au PPPW. Une série de documents et de données factuelles qui ont permis de découvrir que les deux parties du monument ne datent pas de la même époque. "La base, socle quadrangulaire orné d'une feuille d'acanthe épanouie, serait originelle et non pas le fût hexagonal", précise Pierre Genotte. "Cela s'est vu après l'examen par un spécialiste des pierres, qui a remarqué que le pied était en calcaire de Meuse tandis que le reste était en calcaire fleuri."

 

Un dernier détail : l'anneau d'antan n'est plus sur le monument. Mais il entre bien dans les intentions de l'OTOJ d'en remettre un à l'identique. Le pilori sera alors réutilisable. Mais, bon, vu que ce n'est apparemment pas dans les intentions de ses protecteurs...

 

Geoffroy Herens

 

Cocaïne, speed, ecstasy et cannabis "juste pour dépanner"

 

ORP-JAUCHE Le 6 avril 2006, les policiers de Louvain ont aperçu une voiture qui roulait à vive allure et, quand les occupants ont repéré les agents, ils ont fait ce qui leur a semblé être une grimace de panique. Il n'en fallait pas plus pour inciter la patrouille à contrôler le véhicule et ses occupants.

Bien vu, les pandores ont trouvé des stupéfiants. Bert et Renaud, des habitants d'Orp-Jauche, n'ont pas pu nier qu'ils étaient des consommateurs de longue date. Suite à l'arrestation, des perquisitions à leur domicile ont permis de retrouver de la cocaïne. Ils ont aussi touché au speed, à l'ecstasy, au cannabis...

 

Bref, ils ont essayé un peu tout. Et pour pouvoir acheter à bon prix, ils acquéraient des quantités importantes, puis "dépannaient" certains autres consommateurs. Sans faire de bénéfice, prétendent-ils. Ce qui reste de la vente pure et simple aux yeux de la loi.

 

Mais pour les avocats de la défense, il ne faut pas confondre leurs clients avec les dealers qu'on croise dans d'autres dossiers, qui vendent des stups pour s'acheter des voitures, voire une maison. Les conseils ont demandé la clémence en affirmant que, depuis qu'ils ont été pris, les prévenus ont tout arrêté. Bert a trouvé un travail, Renaud n'avait pas de casier et ne s'est plus signalé négativement depuis 2006...

 

Du côté du ministère public, on veut bien retenir ces différents éléments positifs. Il n'en reste pas moins qu'on ne parle pas dans ce dossier de petites "dépannes" de cannabis.

 

Quand on touche au speed, à la cocaïne, on entre dans une autre catégorie et d'autres risques pour les consommateurs, avec des effets dévastateurs pour ceux qui se laissent tenter. La substitut a donc demandé des peines de prison : quinze mois pour Bert et un an pour Renaud. Elle ne s'est toutefois pas opposée à l'octroi d'un sursis.

 

Jugement le 27 février.

 

V. F.

 

Article extrait du journal Vers l'Avenir.

 

«Investir pour les écoles»

Les écoles d'Orp-Jauche accueillent cette année 718 enfants. Pour que les infrastructures suivent, il y a du travail, dit le bourgmestre.

 

Hugues Ghenne, vous venez de dévoiler les chiffres de votre première année de mayorat. Dans un souci de transparence ?

 

Notre pacte de majorité mentionne un retour vers la population et donc une information adéquate. Je trouve que le mandat confié par l'électeur ne doit pas être limité à une campagne électorale tous les six ans.

 

Orp-Jauche dépasse le cap des 8 000 habitants. Conséquence ?

 

Nous sommes 8 060. Via le conseil communal, nous avons introduit une demande de reclassement. Elle a été acceptée par la Région wallonne, ce qui aura un impact sur le Fonds des communes.

 

C'est-à-dire ?

 

Que notre dotation sera plus importante, mais je n'en sais pas plus à cette heure.

 

Les naissances sont en hausse. Une explication ?

 

Souvent les nouveaux habitants sont de jeunes couples. Ils ont des attentes particulières au niveau communal. Ils souhaitent un service bien structuré, ce qui passe par l'accueil, que ce soit dans les crèches ou les écoles. Ces jeunes couples attachent aussi de l'importance à l'extrascolaire, car ils ne travaillent pas nécessairement ici.

 

Reste que des parents se plaignent. Cela a été notamment le cas à Jandrain.

 

Deux choses. Un : si nos écoles attirent tellement d'élèves, c'est qu'elles sont appréciées. Jauche, Folx-les-Caves, Jandrain, Orp, Marilles et Noduwez représentent un total de 718 élèves. Deux : c'est vrai, on peut être victime de son succès. Mais Jandrain a accueilli en 2007 deux nouveaux modules et je crois que personne ne s'en plaint. Cela dit, je vous concède que l'augmentation des élèves a aussi des conséquences moins favorables en matière d'infrastructures.

 

Pourquoi n'a-t-on pas agi plus tôt ?

 

Depuis douze ans, Orp-Jauche n'a pas réfléchi ni investi dans de nouvelles infrastructures. En 2008, de nouveaux bâtiments doivent être construits à Folx-les-Caves, Marilles, Orp et Jandrain. Sans parler de l'entretien dans les autres écoles. Un oubli qui a duré deux législatures et que doit rattraper la nouvelle majorité.

 

718 élèves, c'est beaucoup.

 

C'est énorme pour une petite commune. Mais c'est la certitude de maintenir une âme dans un village. Une école, c'est à la fois le coeur et les poumons d'un village. Cela cultive le lien social. Grâce à elle, on se connaît, on vit, on construit ensemble.

 

Parlons taxes. L'impôt des personnes physiques est de 8 %. C'est beaucoup, et depuis longtemps.

 

Disons qu'Orp-Jauche est rattrapée par les communes limitrophes. La dernière augmentation, qui date de 1995, époque du premier mayorat de Jean Pirsoul, était celle de l'IPP. On était passé de 6 à 8 %. Nous avions la réputation d'être une des communes les plus «taxatrices» du Brabant wallon. Depuis, Incourt, Jodoigne ou Hannut ont adapté leur IPP ou encore leur précompte immobilier. À Orp-Jauche, c'est certain, l'IPP n'augmentera pas. Plus question d'y toucher.

 

Et le précompte immobilier ?

 

Il est trop tôt pour répondre vu que notre budget sera voté mardi prochain en conseil communal. Mais je peux déjà vous dire que des ressources nouvelles seront dégagées pour financer les charges du passé.

 

Marc WELSCH

 

13:44 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Investir dans les écoles ! Oui mais dans toutes ? Orp accueille beaucoup de petites têtes blondes "brunes aussi". Ceci démontre la volonté des parents de vouloir faire vivre leur village en choisissant l'école rurale. L'accueil, le respect de l'individu y sont certes beaucoup mieux encadrés que dans les grandes villes. L'apprentissage et le niveau d'études sont aussi des facteurs de choix pour les parents. Malheureusement, force est de constater que nos écoles villageoises ne semblent pas être la priorité de tout le monde et plus grave encore, certains établissements pourraient s'avérer prioritaires pour des raisons plus personnelles que réellement objectives !
L'école communale de Orp-le-Grand est dans un état de délabrement lamentable ! Il est temps que les autorités prennent les choses en mains afin de mener à bien sans délais le projet d'un nouvel établissement.
Si l'école au village est la vie de tout un quartier, investir dans celle-ci permet alors de sauvegarder celle-ci, l'emploi qu'elle génère et la qualité de vie des enfants qui la fréquente !
Pour faire avancer les choses, ne restons pas les bras croisés à attendre une hypothétique bonne volonté mais agissons ensemble !

Écrit par : Vanhaute Myriam | 30/01/2008

Ecoles à gogo A Orp-Jauche, c'est vrai, il y a beaucoup d'écoles. C'est un choix de plusieurs législatures.

Le problème, c'est que cette commune n'a pas les liards de sa politique.

Les écoles n'ont pas été entretenues ou construites.

Les locaux temporaire d'Orp, le sont depuis 30 ans...

Il faut des investissements partout.

Est-ce possible ? j'en doute !

Écrit par : Jean | 01/02/2008

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