25/02/2008

Orp-Jauche

Article paru dans le journal "Vers l'Avenir"

 

L'industriel Philippe Body et les autorités communales ont fait face à la population. On est loin du consensus, mais il y a des pistes.

 

Ils étaient une grosse centaine, sur le coup de 10 h, samedi, à s'être déplacés. Des hommes et des femmes dont la moyenne d'âge flirtait avec la cinquantaine. Moins les professions libérales qui, on le sait, ont demandé au bourgmestre Ghenne de postposer le rendez-vous de la confrontation. À leurs yeux, un samedi était mal choisi. Les autres personnes ont donc écouté l'industriel-entrepreneur et son équipe expliquer leur avant-projet.« Pour s'enrichir mutuellement du point de vue économique et social», a résumé Body.

 

Vaste projet de remembrement en réalité, comprenant du commercial, de l'habitat et des voiries nouvelles. Commençons par le commercial. Il comprendrait, face à l'ancienne gare, un Bodymat pour les professionnels de la construction et un Hubo pour tout un chacun. Plus un Delhaize et un OKay (Colruyt). Et du commerce de détail de plus petite taille. « Rien n'est signé avec Delhaize à cette heure », précise Body, lequel a déjà un accord avec Colruyt.

 

Du côté social, c'est à la fois à l'emploi de proximité (une cinquantaine) et au logement que pense Body. Pour que les choses soient claires : pas du logement social, mais des maisons et des appartements de divers types à des prix raisonnables. Le tout derrière les maisons de la rue de la Station.

 

Restait à faire passer la couleuvre : le plan de mobilité. Car qui dit mobilité, dit voiries. Et l'ensemble du collège communal d'Orp-Jauche de tendre l'oreille comme un seul homme, ce qui est bien normal. Dans la situation financière actuelle des communes, un entrepreneur qui vient s'installer et créer des routes, c'est une manne céleste. Les Orpois, eux, en sont d'autant plus conscients qu'ils se plaignent régulièrement de leurs routes et accotements. Mais voilà, ce n'est pas vraiment le nouveau dispositif prévu (deux axes parallèles désengorgeant la rue de la Station) qui embête les Orpois. Ce qu'ils craignent, et leurs réactions dans la salle ont été nombreuses à ce sujet, c'est le bruit qu'engendrerait le passage de camions de plus en plus nombreux.

 

Autre question : les pourtours de l'église, ou plutôt de la chapelle qui subsistera. Elle sera annexée à l'ensemble urbain, mais ne fait pas partie du plan Body. «Là, a précisé le bourgmestre Ghenne, il existe un autre projet déjà coté en certificat de patrimoine. Les Monuments et Sites remettront malgré tout un avis sur l'aspect urbanistique. »

 

Bref, il reste du pain sur la planche et nous sommes encore loin de l'enquête publique. Reste qu'une petite phrase de Body à l'intention de la population est à retenir : «Avez-vous envie de rénover votre village? Parfois, on préfère sa tranquillité. Mais si on ne veut pas de moi ici, j'irai ailleurs.»

Tout le dilemme est là.

 

Marc WELSCH

 

Articles parus dans le journal "La Dernière Heure"

 

L'industriel Philippe Body a exposé son projet à la population samedi matin

 

ORP-LE-PETIT La cafétéria du Chauffour était noire de monde samedi. L'illustration de l'intérêt que suscite le dossier du réaménagement du centre d'Orp-le-Petit. Un projet porté par l'industriel Philippe Body, le patron de la société BigMat, qui a présenté ses intentions avec un leitmotiv très clair.

"Ce projet, nous sommes prêts à l'amender en fonction de ce que vous nous ferez remarquer... pour qu'il recueille l'assentiment général."

But initial : permettre au BigMat actuel de prendre de l'envergure en se déplaçant à la place de l'ancien Karting. Le grand hangar où les bolides tournaient restera. Le reste disparaîtra. Quant au stockage de matériaux, il se fera partiellement à l'air libre mais hors de vue de la rue grâce au bâtiment à ériger face à la gare.

Deux constructions se retrouveront entre le BigMat et le "U". Elles accueilleront probablement un Hubo et un Delhaize - ou un Champion, c'est à définir - ainsi que divers magasins de proximité.

De l'autre côté de la rue de la Station, un Okay est en train de prendre la place de l'ancien Ghetobloc. L'on peut attendre 40 à 50 emplois pour les trois magasins sans compter les petits commerces.

Avec une nouvelle voirie qui assurera la liaison avec la rue de la Sucrerie et croisera donc le Ravel. Une autre rue partira à l'intérieur du site vers la rue de Fontigny. Quant aux places de parking, il y en aurait près de 400.

Parallèlement aux commerces, l'idée est de prévoir des logements. "Il y aura de tout", prévient Philippe Body. "Des appartements, des maisons individuelles, des rez plus un, des rez plus deux... et des logements moyens accessibles à un moindre prix."

Quant à la chronologie des événements, elle dépendra tout d'abord de la réalisation d'un périmètre de remembrement urbain que Philippe Body espère pour la fin de l'année.

"Après, nous demanderons le permis de bâtir pour le Hubo, le Delhaize et les voiries. J'escompte l'obtenir en 2009. Dès que ce sera fait, on commencera à construire. Restera à s'occuper des logements. Cela se fera en deux ou trois étapes. Si tout va bien, le site sera complètement aménagé entre trois et cinq ans après le PRU."

Geoffroy Herens

 

L'esquisse n'est pas définitive mais les grandes lignes sont là : une place de stockage, un nouveau BigMat, deux bâtiments face au parking et toute une série de logements avant l'église et vers la rue de Fontigny. (G. H.)

 

Orp-Jauche a rendu hommage dimanche aux enfants nés en 2007 dans l'entité

 

JANDRAIN Il fallait s'y attendre : quand Monsieur a pour nom Jumelle et que la famille de madame a connu des antécédents en la matière, on ne tombe pas des nues lorsque l'on vous annonce que vous allez accueillir non pas une mais deux filles.

"Avant qu'on ne me le dise, je le pensais déjà", avoue Isabelle, la maman. Et Fabian, le papa, de préciser qu'ils se laissaient du temps avant d'envisager un petit frère ou une petite soeur pour ces deux fillettes si semblables et pourtant différentes.

"Chloé est nettement la dominante", expliquent les parents. "Et puis, il y a moyen de les reconnaître à leurs yeux, leur front, leurs joues..."

Cette famille de Noduwez n'était pas seule dimanche matin. Ce sont des dizaines de couples qui ont fait le déplacement jusqu'à la salle de la Tannerie, à Jandrain, à l'occasion de la traditionnelle réception en l'honneur des 93 nouveau-nés de l'année écoulée.

Une bonne partie d'entre eux était présente pour recevoir divers cadeaux, dont un chèque de 70 € et un sac rempli de renseignements utiles et pour profiter des mets des confréries locales.

Une attention communale qui ne vaut pas que le jour de cette cérémonie ponctuée de cris, pleurs et gargouillis juvéniles. Le collège se veut dynamique dans le dossier de la petite enfance.

"Malgré les 35 lits de la Grenouillère et les 14 accueillantes privées ou conventionnées, nous avons encore des projets", précise l'échevine Josette Houart en hésitant à les dévoiler. "N'est-ce pas, mayeur ?"

Et Hugues Ghenne d'opiner : "L'idée est d'ouvrir une seconde crèche communale. La question est désormais de savoir si l'on devra construire une nouvelle infrastructure ou si l'on pourra profiter d'un bâtiment existant. Une étude est en cours."

 

G. H.

 

La famille Jumelle s'est inévitablement retrouvée au centre des regards dimanche matin à Jandrain. (G. H.)

 

Article paru dans le journal "Le Soir"

 

La réhabilitation du centre a été présentée au public

Nouvelle vie pour le village

 

ERIC MEUWISSEN

 

lundi 25 février 2008, 08:26

 

Orp-le-Petit. Le patron de BodyMat a expliqué ce samedi aux riverains les grandes lignes de son important projet.

 

L’actuel dépôt de BodyMat d’Orp-le-Petit sera déplacé à l’autre bout de la parcelle. © René Breny.

 

Je vous félicite. Je suis pour votre projet. Notre village se meurt. Il faut penser aux personnes âgées pour les commerces de proximité, à l'emploi pour nos enfants et au logement pour nos petits-enfants », s'est exclamée une dame native d'Orp-le-Petit à l'occasion de la présentation à la population du projet Big Mat ce samedi matin. Une exclamation qui a été accueillie par des applaudissements relativement nourris de la population présente pour la circonstance.

Le projet en question prévoit une nouvelle zone commerciale composée d'un Delhaize (ou d'un Champion), d'un Hubo, d'un Okay (discount) et d'un BigMat ainsi que toute une série de commerces de proximité. Le tout entouré de 150 à 180 logements. Bref une rénovation importante du centre urbain. Le projet s'étend sur une zone de 4,5 ha sise entre la place Albert Dupont, la rue de la Grande Ferme, la rue de Fontigny, la rue de la Station et l'ancien karting.

 

Philippe Body, le patron namurois de la société BodyMat, s'est présenté comme un industriel et non comme un promoteur immobilier. Un industriel qui est à la tête d'une société qui emploie 160 personnes à travers 18 sociétés en Wallonie.

 

D'emblée Philippe Body a prévenu. « Aujourd'hui, nous ne faisons que prendre le pouls de la population. C'est le moment de faire toutes vos remarques. Nous essayerons d'en tenir compte dans la mesure du possible avant de demander le permis de bâtir. A ce moment, vous serez à nouveau consultés dans le cadre de l'enquête publique. J'ai déjà investi 50 millions d'anciens francs en frais d'études. Cela représente deux années de travail. Maintenant si je sens que la majorité de la population ne veut pas de mon projet, j'irai voir ailleurs. »

 

Le nouveau BigMat devrait être implanté en lieu et place de l'ancien karting. Les autres hangars devraient être démolis. Cela veut dire que le BigMat actuel sera déplacé de quelques centaines de mètres. Un mur de végétation cachera la cour aux matériaux que l'on n'apercevra donc pas de la rue de la Station.

 

Une cinquantaine d'emplois en perspective

 

Un plan-masse (description sur plan des aménagements) et une délimitation de la zone ont été détaillés à la population. Une nouvelle voirie est prévue. Elle rejoindra la rue de la Sucrerie à la rue Fontigny en passant le long du futur discount Okay et la rue de la Station.

Si le projet se réalise, il devrait apporter entre 40 et 50 emplois en plus de ce qui existe déjà aujourd'hui. Les logements seront du type logement moyens (pas de logements sociaux donc). Il y aura des appartements et des maisons individuelles.

Pour l'heure, le projet Okay (discount de Colruyt) est déjà sur les rails à l'emplacement de l'ancien Ghetobloc (à côté de la ferme Colsoul). Les permis ont été déposés. La construction va commencer sous peu.

Les riverains présents ce samedi semblaient grosso modo acquis au projet même si certains entendaient rester très prudents et réclamer des garanties quant au trafic de camions, à la mobilité, à l'écoulement des eaux, à l'aménagement des abords de la rivière… Un riverain s'est même exclamé : « J'ai quitté Braine-l'Alleud pour des nuisances liées au trafic de camions, j'aimerais ne pas en être victime ici. »

Pour le reste, l'agenda devrait se dérouler comme suit : Un PRU (périmètre de remembrement urbain) va être rentré à la commune pour la fin de l'année. Le premier permis de bâtir pour construire les voiries sera ensuite déposé. Le logement sera réalisé par phases, en deux ou trois étapes.

Précisons encore que l'église Notre-Dame ne fait pas partie du projet BodyMat mais d'un projet communal qui a été intégré dans le dossier dans un souci de cohérence urbanistique. Cette église sera rasée à l'exception du chœur polygonal en pierre du XIIIe siècle qui est classé.

 

16:15 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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