10/03/2008

Orp-Jauche

Article paru dans le journal "La Dernière Heure"

 

Une convention de 17 CPAS pour rapprocher leur public de l'emploi

 

BRABANT WALLON Rapprocher le public des CPAS - et plus particulièrement les bénéficiaires du Revenu d'Intégration Sociale (RIS) et les ressortissants étrangers qui bénéficient d'une aide équivalente au revenu d'Intégration (AERI) - du marché du travail, mais aussi améliorer la connaissance mutuelle entre le privé et les CPAS. Ce sont les deux objectifs de la convention qui lie 17 CPAS du Brabant wallon, le Forem et la Mission régionale pour l'emploi (MIRE BW), avec le soutien de la région wallonne.

"Les chiffres sont là : si le CPAS de Wavre a remis 70 personnes à l'emploi, grâce au travail de deux travailleurs sociaux, c'est insuffisant, note le président du CPAS de Wavre, Frédéric Janssens. D'autant que seulement 8 personnes ont trouvé un emploi dans des asbl et 6 dans des entreprises privées. Ce qui témoigne du manque de moyens pour la prospection."

Et c'est justement ce qu'offre la convention. Trois prospecteurs d'entreprises ont été engagés. Formés par le Forem, ils sont chargés de constituer un portefeuille de postes à pourvoir. De leur côté, les travailleurs sociaux d'insertion sont chargés d'identifier les candidats potentiellement disponibles à l'emploi. L'objectif minimum a été fixé à 60 candidats. Les deux groupes seront alors comparés.

C'est là qu'intervient le MIRE BW, afin de fournir un coaching, mais aussi une formation éventuelle, avant la négociation du contrat et la mise à l'emploi. Et le travail ne s'arrête pas là. Dans les 48 heures, mais aussi jusqu'à un an, après l'engagement, un suivi est mis en place, par le MIRE BW, les travailleurs sociaux du CPAS, afin de s'assurer que l'insertion est durable.

"Mais d'autres publics sont aussi visés par cette initiative, indique Marie-Joëlle Anciaux, secrétaire du CPAS d'Orp-Jauche. Les chômeurs de longue durée, les réfugiés politiques reconnus, ainsi que les mères au foyer qui souhaitent retravailler à 40 ans. Les 17 CPAS orienteront ces personnes vers les jobcoach de Mire BW. Tout poste à pourvoir qui ne trouverait pas profil, dans le cadre du dispositif prospecteurs d'entreprises sera ouvert à MIRE BW."

L. Dm.

 

Article paru dans le journal "Vers l'Avenir"

 

Dix-sept CPAS, la Région wallonne, le Forem et la Mission Régionale se sont réunis au sein d'une convention d'insertion interprofessionnelle.

 

Bonne nouvelle pour les entreprises en mal de main-d'oeuvre, et très bonne nouvelle pour les demandeurs d'emploi. Dès la semaine prochaine, trois prospecteurs d'entreprises entreront en action. Leur but : analyser les profils des usagers des dix-sept CPAS ayant rejoint la convention puis prendre contact avec les entreprises pour répondre éventuellement à leur demande. Si le besoin d'un coaching plus approndi se fait sentir chez le futur travailleur, la Mission Régionale du Brabant wallon entrera en action à ce niveau. Suivront alors, en liaison éventuelle avec le Forem et les prospecteurs, la négociation du contrat et la mise à l'emploi du travailleur.

Une telle réalisation demande évidemment du soutien, une hiérarchie. Voilà pourquoi les trois prospecteurs agiront en direct avec trois CPAS porteurs du projet : Genappe, Orp-Jauche et Wavre, ce dernier CPAS centralisant l'action. Mais pourquoi, maintenant, ce coup de fouet à l'emploi ? «L'exemple de Wavre est parlant, argumente Frédéric Janssens, le président du CPAS local. En 2007, par l'entremise du CPAS, septante personnes ont intégré le marché de l'emploi, ou plus exactement, pour une forte majorité, le secteur public. Le hic, c'est que seulement quatorze d'entre elles ont trouvé de l'embauche dans le privé, dont huit en asbl et six en entreprises. C'est insuffisant, d'autant que l'offre existe.»

Catherine Latiers, la présidente du CPAS d'Orp-Jauche, précise : «nous veillerons en premier lieu à développer la connaissance de terrain, afin d'être plus proches des entreprises. Le tout pour permettre aux personnes qui émargent au CPAS de sortir de la spirale de l'assistance.»

Mais n'est-ce pas là, précisément, la principale faiblesse de la nouvelle action sociale ? Les assistés sociaux sont-ils vraiment les personnes que les chefs d'entreprises réclament ? «Ne schématisons pas, se défend Catherine Latiers. Les personnes qui bénéficient du RIS (Revenu d'Intégration Sociale), ne sont pas obligatoirement, comme on le croit souvent, sous-qualifiées. Les profils sont très divers.»

Reste à savoir pourquoi tous les CPAS de notre province ne sont pas désireux de rebondir sur le tremplin social qu'est la nouvelle convention. «Les 27 CPAS ont été contactés, répond Catherine Latiers. La majorité d'entre eux nous ont rejoints sur une base volontaire. Trois ne devraient pas tarder à nous emboîter le pas. Leur retard est dû, essentiellement, à des raisons pratiques. Quant aux autres... Ils se tâtent encore et veulent sans doute voir comment cela va se passer à côté de chez eux.»

Marc WELSCH

13:47 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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