06/04/2008

Orp-Jauche

Articles parus dans le journal "Vers l'Avenir".

 

Les aquarelles d'André Wauters

Enseignant en arts plastiques aujourd'hui à la retraite, le Marillois André Wauters peint depuis 35 ans. Sa spécialité est l'aquarelle.

 

Après des études à Saint-Luc, aux Beaux-Arts et à l'école normale de Bruxelles, André Wauters est devenu enseignant au CEPES à Jodoigne en 1972. Sa passion pour le dessin date de sa prime jeunesse. Depuis maintenant 35 ans, il crée des peintures réalistes à l'aquarelle surtout des portraits et des paysages.

«Mon style est avant tout réaliste. Je peins d'après des modèles. Chez moi, la précision est essentielle. Je tente de me rapprocher dans les moindres détails de la réalité surtout pour mes portraits. Je ne fonctionne absolument pas dans l'imaginaire. Pour mes paysages, je travaille d'après des flashs que ma mémoire a enregistrés. Lorsqu'ils me reviennent de façon nette, j'attrape mes pinceaux et je travaille. Il est très rare que je prenne mon chevalet pour m'installer en pleine nature sauf lors de mes vacances. Je suis avant tout un peintre en atelier. J'ai une grande maîtrise des moyens techniques. Ce que je considère comme un grand atout pour un peintre.»

Selon ses états d'âme

André Wauters est souvent assez irrégulier et souvent très lent dans son travail. «Je suis assez lent dans mon travail car j'aime la précision absolue des moindres détails. Je ne travaille pas à la chaîne mais suivant mon inspiration et mon tonus du moment. Je peux même rester inactif pendant plusieurs semaines avant de créer subitement plusieurs oeuvres les unes à la suite des autres. Pour le choix des couleurs vives ou ternes, c'est mon état d'âme du moment qui décide.»

André Wauters a déjà participé à de nombreuses expositions en Belgique, en France et en Allemagne.

«J'aime montrer mes oeuvres au public mais cela s'arrête là. Je peins avant tout pour mon plaisir personnel. Je n'ai aucun projet pour l'avenir. Je continuerai à manier les pinceaux tant que cela me plaira vraiment. Aujourd'hui, je veux profiter de ma retraite et choyer mon petit-fils de 18 mois. Ce dernier a déjà des talents pour le dessin et je veux lui donner toute mon expérience dans ce domaine.»

André Wauters a la chance d'avoir une épouse qui est, elle aussi, attirée par la peinture. «Mon épouse n'a pas du tout le même style que moi. Elle fait de l'abstrait spontané. Disons qu'on se complète très bien dans la vie de tous les jours et dans l'art.»

André Wauters a son atelier chez lui au 35 rue Délhière à Marilles. De nombreuses de ses oeuvres y sont exposées et il reçoit les visiteurs qui le désirent sur rendez-vous (019/ 633946). «J'aime recevoir du monde pour montrer mes oeuvres mais aussi pour parler d'art et boire un café ou un bon verre de vin.» Avis aux amateurs.

 

A la rue du Cimetière

Le permis de lotissement a été accordé pour 15 maisons , rue du Cimetière. Mais les riverains ne sont pas satisfaits du compromis.

 

Le feuilleton de la rue du Cimetière en est-il à son dernier revirement? Pas sûr. Si le collège communal vient de rendre un avis positif sur le second projet du lotisseur, les riverains ne sont pas pour autant satisfaits.

« Il n'y aura pas de maisons à front de rue, analyse Pierre Eidelszstein, qui habite rue du Cimetière. C'est déjà un acquis, mais nous voulions aussi sauvegarder le talus pour en faire une zone de boisement intéressante, et ce ne sera pas le cas. »

Du côté de la commune, on se veut conciliant. « Nous avions rendu l'an dernier un avis négatif sur le projet de lotissement, explique le bourgmestre Hugues Ghenne (PS). À présent, comme le lotisseur a tenu compte de nos remarques, nous n'avons plus de problèmes avec lui. »

Et le mayeur de rappeler ce qui a fait capoter le premier projet: la future voirie trop pentue, la suppression du talus arboré jouant un rôle paysager et biologique, l'architecture des maisons rompant avec le bâti existant ainsi que le peu de variété des constructions prévues.

« À présent, continue-t-il, on est passé de plus de vingt maisons à quinze avec en prime la construction d'une voirie dans le but de préserver le fossé arboré. Ce tracé a été accepté, il y a quelques semaines, à l'unanimité du conseil communal. »

Pierre Eidelszstein, lui, est furieux. « Nous avions transmis une étude à la commune pour sauvegarder le corridor écologique dans lequel se trouve le talus. L'idée était que la commune demeure propriétaire de ce terrain.»

Les riverains envisagent un recours au Conseil d'État

Au lieu de cela, le talus ne sera pas rétrocédé par le promoteur. Mais ce dernier ne pourra pas l'utiliser comme terrain urbanisable. « Notre analyse n'a pas été prise en compte par la commune, continue Pierre Edelszstein. Parce que cette dernière aurait dû y aller de sa poche pour régler l'étude d'incidences. Oui, je suis déçu. Avec d'autres riverains, nous allons envisager un recours au Conseil d'État.»

Dominique Thyrion est prêt à le suivre dans sa démarche. Non seulement, il habite la rue du Cimetière, mais il y travaille. Lui aussi contient mal sa colère, il est indigné. «J'avais au moins le vague espoir que nous serions entendus, mais le bourgmestre Ghenne n'a pas tenu compte de nos remarques. Personnellement, j'avais bien étudié le plan et contestais le nombre de places de parkings sur un espace aussi réduit. C'était folie de prévoir deux voitures par habitation, une devant le garage et une sur la rue. En plus, il aurait été préférable de prévoir une voirie sur le bas de la rue du Cimetière, ce qui ne sera finalement pas le cas. Tout ça a été mal étudié.» Un avis qui n'est pas partagé par le Collège communal puisque celui-ci a décidé d'accorder le permis de lotir.

 

Marc WELSCH

 

Sa médaille, vingt ans après

Ernest Gustin aurait dû être médaillé il y a vingt ans pour sa participation à une opération militaire au Congo. Il vient de l'être avec vingt ans de retard.

 

On peut écrire sans avoir trop peur de se tromper qu'Ernest Gustin ne s'attendait plus à être décoré. Et pourtant... À 80 ans, cet habitant de Folx-les-Caves vient d'avoir une énorme surprise avec l'octroi de la médaille commémorative des vétérans pour opérations humanitaires armées avec barrette Afrique 60.

Ces médailles avaient été octroyées en 1988 à la suite d'un arrêté royal du 11septembre 1987. Mais Ernest Gustin avait alors été oublié. Pourquoi? On ne le saura jamais.

C'est en se rendant à une manifestation patriotique qu'Ernest Gustin se rend compte qu'on l'a oublié. Il croise un ancien d'Afrique 60. Ils se remémorent cette campagne. Dans la discussion, son interlocuteur s'étonne de ne pas voir sa médaille. Ernest Gustin ne peut que répondre qu'il ne la jamais reçu. Son interlocuteur s'étonne et promet de faire en sorte que cet oubli soit réparé. Il contacte le ministère de la Défense qui reconnaît l'erreur et s'empresse de la réparer.

C'est donc avec 20 ans de retard que Ernest Gustin reçoit sa médaille pour son attitude exemplaire lors des évènements du Congo en 1960. Ernest Gustin était entré à l'armée en 1949 chez les commandos puis avait rejoint l'aviation comme technicien-dépanneur des avions.

«J'ai participé à l'opération militaire lors de l'attaque de l'aérodrome de Léopoldville en 1960. J'étais responsable de l'antenne communications. Pendant six semaines, je n'ai pas dormi en tentant de sauver un maximum de Belges en les rapatriant au pays J'ai pris un maximum de médicaments pour ne pas dormir durant ces jours tragiques. Je suis un des seuls membres encore en vie de cette opération humanitaire. Malgré cette reconnaissance tardive, je suis très heureux d'accepter cette médaille.»

De retour du Congo, Ernest Gustin, avec le grade d'adjudant, a été caserné à Bruxelles, Beauvechain et à Bierset avant de terminer voici 30 ans sa carrière à l'OTAN. Ernest Gustin s'est ensuite investi dans la vie de son village de Folx-les-Caves en faisant partie de nombreuses associations dont celle de la confrérie des champignons.

Ce 7avril, Ernest Gustin a aussi été convoqué à l'Esplanade du Cinquantenaire pour remettre des pin's aux militaires de retour de missions humanitaires.

 

L'arbre du Centenaire sera abattu

L'arbre du Centenaire, à Noduwez, est mort. Ses branches tombent régulièrement, menaçant les passants. Il faut donc l'abattre.

 

Une page de l'histoire de Noduwez va se tourner. L'arbre du Centenaire, situé juste en face de l'école communale au croisement des rues Renard et Boulanger, va en effet être abattu à la suite d'une décision du conseil communal.

Le constat du bourgmestre Hugues Ghenne est sans appel: «L'arbre est mort et ses branches tombent régulièrement mettant en danger les passants et les élèves de l'école. Son abattage est nécessaire.»

Cet arbre avait pourtant une longue histoire et faisait partie du patrimoine historique de Noduwez. Dans son livre sur Noduwez, l'historien local Joseph Decossaux parle de la plantation de cet arbre le 29 juin 1930. «Le dimanche 29 juin 1930 a été une grande journée pour le village de Noduwez avec l'inauguration du Monument aux héros de la guerre 1914-1918 et la plantation de l'arbre du Centenaire.» C'est le bourgmestre de l'époque Monsieur Dewaer qui a planté l'arbre en présence du Major Jadot représentant la Défense nationale et de Monsieur Lacroix président des anciens combattants de Noduwez.

Un cortège de 42 chars et associations a participé à cette grande fête que furent les cérémonies du 29 juin 1930.

Mais l'arbre du Centenaire ne deviendra jamais un arbre centenaire. Mort, il devenait menaçant pour les passants. Le conseil communal orpois a donc décidé de le faire abattre. C'est dans les semaines à venir que l'arbre sera abattu.

Il est déjà acquis que l'arbre abattu sera remplacé pour que cet endroit du souvenir continue à exister. Le collège n'a, toutefois, pas encore décidé quel type d'arbre remplacera celui planté en 1930.

 

Un nouveau funérarium cette année

Le sort du chancre de l'avenue Adrien Stas est scellé. Début mai, l'entrepreneur Promostyle y rebâtira un funérarium et trois appartements.

 

Victime d'un incendie, l'immeuble de l'avenue Stas, fac e à la librairie, fait tache depuis près de cinq ans le long de la route Jodoigne-Hannut. C'est presque du passé. Début mars, la commune a donné suite à la demande de permis de lotir de la société Promostyle. Elle a approuvé le nouveau plan d'aménagement de la voirie (légèrement élargie et dotée de nouveaux trottoirs). Et le dossier a été envoyé à la Région qui doit statuer pour le 17 avril. Si c'est «oui», l'entrepreneur pourra alors entrer en action. «Le chantier pourrait débuter en mai, dit le maïeur Hugues Ghenne (PS). Il devrait s'étaler sur 200jours ouvrables, soit une petite année.»

Le nouveau bâtiment comprendra trois appartements (2x2 chambres, 1x1 chambre) et un funérarium au rez-de-chaussée. «Nous avions rencontré les autorités communales pour nous mettre d'accord sur la configuration du bâti, explique Sébastien T'jean, des pompes funèbres Morciaux qui occuperont les lieux. Le nouveau bâtiment sera parfaitement intégré à l'habitat rural de Jauche. »

C'est vrai que le funérarium sera discret. Pour y pénétrer, il faudra prendre en contrebas la rue du Moulin, qui deviendra à sens unique, et donc contourner le bâtiment. Le talus de la rue du Moulin sera creusé pour permettre à huit voitures de s'y garer. La courette arrière pourra accueillir quatre à cinq véhicules. « Dans un souci de discrétion, on a opté pour une entrée à l'arrière. Les familles endeuillées ne doivent pas être exposées au regard des curieux de passage sur la chaussée ou à la librairie.»M.W.

 

412.800€ pour les voies lentes

Bonne nouvelle pour la commune: la première phase de son réseau de voies lentes sera effective dès 2009. Le sud de l'entité est concerné.

 

Le bourgmestre Hugues Ghenne (PS) en fait l'un de ses chevaux de bataille. Pour lui, relier les villages de l'entité par un réseau de voies lentes est une priorité. Il a donc pris connaissance de la décision de la Région wallonne avec satisfaction. «Nous attendions une démarche du ministre (de la Ruralité) Lutgen en ce sens, commente le maïeur. Il vient de faire une proposition concrète au gouvernement wallon. Maintenant qu'une décision positive est tombée, nous pouvons passer à la phase suivante.» Autrement dit la désignation d'un auteur de projet qui dressera le cahier de charges.

L'entrepreneur le plus convaincant pourra ensuite passer à l'action. Une procédure qui devrait encore prendre une petite année.

Pour être complet, il faut préciser que la manne de 4128000€ octroyée par la Région ne concerne que le sud de la commune, soit les villages de Folx-les-Caves, Jandrain, Jandrenouille et Jauche. Et que la commune devra tout de même y aller de sa poche, à concurrence de 103200€.

«Le nord de l'entité, explique Ivan Brahic, agent de développement local à Orp-Jauche, ce sera pour plus tard. Une chose à la fois: commençons par aménager et sécuriser les voiries concernées au profit des écoliers, des cyclistes et des cavaliers.»

Au total, durant la première phase, 10km de voies lentes sont repris, dont 3,1km feront l'objet de travaux lourds. Seront ensuite installés les bancs publics et les panneaux signalétiques. Le tout pour permettre à moyen terme de rejoindre chaque village de l'entité via le RAVeL.

«Trois acteurs nous ont aidés, précise Yvan Brahic. Outre la région pour le volet financier, la Fondation rurale de Wallonie dirigée par Jocelyne van Lierde a animé notre commission locale de développement rural. Un vaste travail auquel quarante personnes ont participé.» Et notamment une trentaine d'habitants bénévoles issus de toutes les couches de la population d'Orp-Jauche. Encadrés par le conseil communal, ils ont accompli là un superbe travail qui trouve sa récompense dans la concrétisation du projet.

«Ce sera tout bénéfice pour les piétons, conclut Hugues Ghenne. Il sera en effet impossible de circuler en voiture sur le réseau.»

 

Marc WELSCH

 

08:19 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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