09/04/2008

Orp-Jauche

Le Rideau jandrinois prépare son19 e spectacle: «Impair et père», une folle comédie signée Ray Cooney.

 

On ne va pas tout raconter, juste lever un morceau de rideau...

Imaginez la salle de repos pour médecins d'un hôpital. Mettez-vous à la place d'un docteur, qui à un moment charnière de sa carrière, se retrouve confronté au fruit d'un impair de jeunesse. Que faire? Pour le Docteur Jouffroy, la réponse est évidente: esquiver ses responsabilités, échafauder un mensonge et y entraîner, bien malgré eux, son meilleur ami et son ancienne maîtresse. Mais c'est sans compter sur une directrice trop pressante, un flic trop curieux et un fils en mal de père... Entre les «vrais» personnages et ceux inventés par Jouffroy pour se protéger, le clash est inévitable...

Allez, ça suffit, on vous en a assez dit...

Gagnons les coulisses sur la pointe, pour en savoir plus sur les préparatifs de la troupe. Car pour sa 19epièce, le Rideau Jandrinois propose une comédie de Ray Cooney. Une pièce qui colle bien à l'esprit de cette troupe née en 1982 et qui a toujours proposé des comédies, des pièces de boulevard ou de vaudeville. «C'est notre volonté d'amuser et de divertir, souligne Josette Peigneux, l'une des fondatrices du Rideau Jandrinois. Nous sommes des amateurs, certes, mais nous faisons de notre mieux, nous y mettons tout notre coeur et toute notre énergie.»

Et de fait, depuis le mois d'octobre, les onze membres de la troupe, âgés de 17 à 71ans, répètent une fois par semaine. Un rythme qui s'accélère à l'approche des représentations tout comme le rythme cardiaque des comédiens.

Si la mise en scène est collective, la troupe est conseillée par une professionnelle qui fait profiter la troupe de son expérience au niveau de la mise en scène et des décors.

Première représentation

le vendredi 18 avril

«Nous avons aussi la chance de pouvoir faire toutes les répétitions sur la scène où sera jouée la pièce. C'est un avantage considérable pour les comédiens. C'est un avantage aussi pour la conception et le montage des décors dont Claude Lenoir et moi-même nous occupons», souligne Freddy Peigneux, qui s'occupe également de la réalisation des programmes, de la vente des tickets... Homme de l'ombre, il avoue avoir assisté à presque toutes les répétitions. «Je dois dire qu'il s'agit d'une pièce très vivante. Même si j'ai entendu les répliques au moins trente fois, elles me font toujours autant rire. Je pense que le public ne sera pas déçu.»

Amuser, divertir, certes. Mais Le Rideau Jandrinois veut aussi aider. C'est la raison pour laquelle la représentation du mercredi 30 avril, se fera au profit de Les Enfants de la Rue - ASBL. Une représentation supplémentaire est également prévue le vendredi 25 avril au profit des oeuvres du service-club Inner Wheel Hesbaye.

Vendredi 18avril (20h), samedi 19avril (20h), dimanche 20 avril (15h), mercredi 30 avril (20h), à la salle de la Tannerie, à Jandrain. Séance supplémentaire le vendredi 25 avril. Entrée: 7€. Infos et réservations: Josette Peigneux (019/633475).

 

Isabelle Michel est la trisomique la plus âgée du pays. Elle est la preuve vivante que les institutions doivent faire face au vieillissement des résidents.

 

Voici une trentaine d'années à peine, une personne comme Isabelle n'aurait sans doute pas dépassé les 40ans. «Isabelle Michel est évidemment un cas exceptionnel, explique Jean Adens, directeur du Centre de Hemptinne (Orp-Jauche), puisqu'elle a maintenant 76ans. Elle est donc la preuve vivante que l'espérance de vie des personnes handicapées augmente. En tant qu'institution, nous devons tenir compte de cette réalité. Grâce à Isabelle, le Centre a mis en place un lieu d'accueil destiné à la fois aux personnes vieillissantes de notre établissement, mais également aux personnes qui sont à un moment donné fragilisées pour raison de santé, par exemple.»

Toute personne handicapée a besoin d'une stimulation. Dans le cas d'une personne handicapée vieillissante ou fragilisée, cette stimulation doit être encore plus personnalisée et tenir compte de ses moments de fatigue et de son état de santé. Les éducateurs se montrent alors plus souples au niveau des horaires et activités qu'avec les résidents plus jeunes. Les éducateurs sont ainsi amenés à se spécialiser dans l'accompagnement des résidents vieillissants.

 

Spécialiser le personnel et modifier les lieux de vie

 

«Nous devons nous adapter à l'augmentation de l'espérance de vie des résidents, insiste Jean Adens, et donc tenir compte de leur perte d'autonomie ainsi que de la détérioration de leur état de santé. Cela a pour conséquence, outre l'adaptation et la spécialisation du personnel, la nécessité de modifier les lieux de vie. Si aucune adaptation n'intervient, la perte d'autonomie est beaucoup plus rapide et est lourde de conséquence pour le résident et pour le personnel. Un exemple: sans rampes pour se soutenir le long des couloirs, les résidents auront de plus en plus de mal à se déplacer au fil du temps. D'où une perte accélérée de la mobilité...»

 

Le manque d'argent: un problème récurrent

 

Pour répondre aux besoins de ses résidents et rénover son infrastructure, le Centre de Hemptinne est constamment à la recherche de fonds.

Bien que subsidié à 80% par l'AWIPH (Association wallonne pour l'intégration des personnes handicapées), aidé par des donateurs et par la fondation de Hemptinne ainsi que par les bénéfices d'un gala annuel, le Centre manque d'argent alors que les besoins augmentent.

«C'est un problème auquel nous sommes confrontés quotidiennement, un cercle vicieux contre lequel nous luttons pour assurer à nos résidents une meilleure qualité de vie.»

www.centredehemptinne.be

Sophie AGAPITOS

 

Il est d'Orp-Jauche et étudie à Jodoigne. S1tax, alias Thomas Durieux, a fait un tabac dimanche sur la scène de l'Inc'Rap à Jodoigne.

 

Thomas Durieux et Brieuc Scouflaire ont eu chaud dimanche lors de l'Inc'Rap Festival à Jodoigne. Alors qu'Opak vient de mettre le feu, S1tax (Thomas) et Hepok (Brieuc) montent sur scène... et en redescendent aussitôt. Problèmes techniques. Retour en coulisses et énorme déception. D'autant que S1tax et Hepok étaient très attendus. Finalement, les organisateurs modifient l'horaire et c'est juste après Akro, vers 19h40, que le duo peut enfin fouler la scène du hall BaudouinIer.

 

Leur aisance et leur professionnalisme en épateront plus d'un, et le public restera littéralement scotché!

 

S1tax, d'Autre-Église (Orp-Jauche) ne s'était pourtant produit qu'une seule fois auparavant, «mais c'était en tout petit comité, dit-il, rien à voir avec ce concert-ci!» Quant à Hepok, venu faire la seconde voix, jamais encore il ne s'était trouvé face au public. «J'ai toujours aimé le rap et je commence à écrire des textes. Alors, quand S1tax m'a proposé de l'accompagner et de le seconder, j'ai tout de suite dit oui.»

L'écriture, cela fait deux ans que S1tax, élève à Saint-Albert (Jodoigne) s'y est mis. «Depuis un an et demi, je fais très attention à la technique, c'est-à-dire la structure, les rimes, les enchaînements.»

S1tax n'écrit pas des textes engagés. «Il faut rester logique, j'ai presque 18 ans, je ne vais pas commencer à porter un regard hypercritique sur la politique ou sur ce qui se passe à l'autre bout de la terre. J'aimerais sûrement faire ça plus tard, mais pour l'instant c'est trop tôt.» Par contre, S1tax s'exprime sur la vie qu'il connaît. «De là, je peux éventuellement dévier sur des sentiments comme l'égoïsme, par exemple, ou encore la jalousie qui est un thème que j'aborderai dans un prochain texte.»

Comme de nombreux rappeurs, S1tax reste convaincu qu'il n'est pas nécessaire de provenir de la rue pour faire du rap ou du hip-hop.

«Ce qui compte avant tout, c'est de faire passer un message qui correspond à ce qu'on est, ce qu'on a vécu. Mon objectif est de rester fidèle à moi-même. Je ne vais pas m'inventer une vie de gangster alors que ce n'est pas vrai, simplement parce que c'est plus commercial.»

S1tax ne rêve pas de faire carrière dans la musique, mais il aimerait néanmoins enregistrer un jour un album. «Ce que je cherche avant tout, c'est atteindre un bon niveau comme Tar One ou Opak. Ces artistes-là sont à fond dans leur passion mais ils n'en vivent pas. Certains le font même à perte. Et pourtant, ils continuent... Et je trouve ça tout à fait honorable.»

www.s1tax.skyrock.com; www.myspace.com/s1tax

Sophie AGAPITOS

 

Mélodia a ouvert les portes de sa nouvelle salle

Jandrenouille a vécu un week-end de fête avec l'ouverture de la nouvelle salle de Marie-Christine Robbeyns au 78 de la rue de Branchon.

 

Le tapi s rouge avait été déroulé à l'entrée de la nouvelle salle de Mélodia and Co. Les villageois étaient les invités de Marie-Christine Robbeyns.

«Ça a été tout juste mais la salle est prête pour cette grande ouverture. Elle fait 250 mètres carrés de superficie et est parfaite en matière de sécurité avec des sorties de secours et du matériel anti-feu. C'est une salle culturelle et éducative dont le but est de permettre la rencontre des gens, surtout des jeunes.»

Le samedi, ce sont les enfants qui ont découvert cette salle recelant plein de petites merveilles. Les têtes blondes ont participé avec entrain à des jeux et profiter au maximum d'une infrastructure ludique de pointe.

«En plus d'un atelier de grimage et d'un atelier de sculpture de ballons, les jeux ne manquent pas dans la salle. Il y a ainsi un château gonflable, un minigolf, un jeu de massacre, une pêche aux canards, un mur d'escalade de 7 mètres... De plus, une piste de sécurité routière et une piste de roller verront le jour dans les semaines à venir.»

L'après-midi du dimanche était réservée aux adultes avec des chansons et un thé dansant. «Je veux remettre au goût du jour le thé dansant qui faisait fureur dans la région voici quelques années. Les gens en sont demandeurs.»

À la fin du week-end, un habitant résumait en quelques mots l'initiative de Marie-Christine Robbeyns: «Cette nouvelle salle va permettre à Jandrenouille de ne plus être un village mort.»

Après ce week-end d'ouverture, la salle de Mélodia and Co va prendre son rythme de croisière. Marie-Christine Robbeyns va ainsi organiser un thé dansant quatre fois par an à chaque fois un dimanche de 14 à 18h: l'avant-dernier dimanche de juin, en septembre, lors des fêtes de fin d'année et à la Saint-Valentin.

«Pour le reste, la salle sera ouverte sur rendez-vous à prendre au moins un mois à l'avance pour des anniversaires ou fêtes de famille les mercredis, samedis et dimanches. Je crois que ça devrait prendre car, j'ouvre à peine et j'ai déjà deux réservations. Ma salle sera aussi louée pour des expositions de peintures, sculptures, photos, etc. Mon club de danse d'Orp donnera aussi ses spectacles dans la salle. Mais il n'est pas question d'y organiser des bals ou autres manifestations pouvant troubler la quiétude des voisins.»

Pour les conditions de location: 019/636282, 0475/502495.

 

 

14:05 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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