12/06/2008

Orp-Jauche

Articles parus dans le journal "Vers l'Avenir" (12.06.2008)

 

Médiation à l'école de Folx

 

Deux médiateurs de la Communauté française tentent de comprendre le conflit qui oppose les enseignantes. Pour tenter une ultime conciliation.

 

C'est un secret de polichinelle: à l'école primaire Christian Merveille de Folx-les-Caves, le moins que l'on puisse écrire, c'est que cela ne tourne pas rond entre les enseignantes. Cette situation perdure depuis plus de deux ans et agace fortement les parents. Au point que certains désirent retirer leurs enfants de l'école pour leur permettre de poursuivre leur cycle primaire dans une meilleure atmosphère.

Confronté à ces querelles internes, l'échevin de l'Enseignement Pierre Sondag (Écolo) se veut conciliant et rassurant.

«Je pense pouvoir dire, commence-t-il, que les enfants n'ont pas eu à souffrir de cette situation. Individuellement, les deux enseignantes maternelles ainsi que les deux enseignantes primaires, auxquelles une enseignante mi-temps vient prêter main-forte, font de l'excellent travail. Mais c'est vrai, ces personnes ne s'entendent pas entre elles...»

À tel point que deux enseignantes sont en congé de maladie pour le moment. Comme la situation devient un embrouillamini, la Communauté française est intervenue. Deux médiateurs sont à l'école de Folx-les-Caves pour tenter de rabibocher les enseignantes.

Mais cela suffira-t-il?

Lundi, au conseil communal, Fabian Nelis, époux d'une des institutrices, a fait usage du droit d'interpellation. Il a expliqué que sa femme a vu la situation se dégrader petit à petit. C'est d'autant plus dommage qu'à l'école, en quelques années, la classe de son épouse n'a cessé d'accueillir plus d'enfants (l'école entière compte actuellement 75 écoliers). «À présent, a-t-il conclu, il est question de vingt à trente départs d'enfants. Car les parents s'inquiètent. Que va faire la commune?»

Le bourgmestre Hugues Ghenne (PS) a promis une réponse lors de la prochaine séance du conseil communal, le 26 juin prochain. Avant de confier en aparté qu'il est nécessaire de prendre une décision. «Laissons la Communauté française faire son travail. S'il n'y a pas de conciliation possible? L'une ou l'autre mutation au sein de l'entité pourrait être envisagée.»

De son côté, Pïerre Sondag dresse un constat plus optimiste que l'époux de l'institutrice: «L'école Christian Merveille se développe sans cesse. À terme, nous envisageons de supprimer complètement les conteneurs qui servent de classes. C'est la raison pour laquelle la commune, dès 2006, a tenu à acheter sur le site de l'école une maison. Cette dernière sera progressivement transformée en école. Elle est déjà utilisée, mais des travaux la parachèveront en dehors des périodes scolaires.»

 

Marc WELSCH

 

 

La compagne de la victime était aussi son assassin

 

C'est une enquête de longue haleine menée par la police judiciaire fédérale de Huy qui a permis d'aboutir à l'interpellation et la mise sous mandat d'arrêt de trois personnes, hier, dans le cadre de la mort de Philippe Smits (42 ans). Le corps de cet habitant d'Orp-Jauche avait été retrouvé calciné dans le coffre d'un VW Golf incendiée dans le bois de Méan, entre Verlaine et Saint-Georges. La macabre découverte avait été faite par un garde-chasse le 26 octobre 2007.

 

Trois jours auparavant, la compagne de Philippe Smits avait signalé sa disparition et se disait inquiète.

L'homme, marchand de voitures, gravitait «dans un milieu louche», lié au trafic de véhicule.

Sur les déclarations de sa compagne, l'enquête s'était aussi orientée dans cette direction.

Mais la conclusion est tout autre puisque, hier, tôt le matin, c'est la compagne de la victime et un couple qui lui est proche qui ont été interpellés puis placés sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction de Huy. Ils sont inculpés d'assassinat et recel de cadavre. Les trois inculpés sont d'ailleurs en aveux sur les faits. La femme du couple proche de la compagne de la victime ne reconnaissant cependant pas un rôle actif dans cette affaire.

Selon les éléments de l'enquête et les déclarations des inculpés, il apparaît que c'est le 21 octobre que Philippe Smits a été tué. Un meurtre prémédité, donc, qui a été commis au domicile même de la victime, à Orp-Jauche.

Quant au mobile, sous réserve des développements que pourrait réserver l'enquête, ce serait un "comportement violent" de la victime envers sa compagne qui aurait motivé cet assassinat.

 

Alain WOLWERTZ

13:44 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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