12/06/2008

Orp-Jauche

Article paru dans le journal "La Dernière Heure" du (11.06.2008)

 

Une mesure destinée à faire disparaître les chancres que compte Orp-Jauche

 

ORP-JAUCHE 150 €. C'est le montant au mètre de façade qui sera désormais demandé aux propriétaires de bâtiments inoccupés de l'entité d'Orp-Jauche, comme l'ont décidé unanimement, lundi, les conseillers communaux.

Les maisons mais aussi les sites d'activités industrielles seront concernés par cette mesure qui ne pourra pas être rentabilisée avant 2009. C'est qu'un délai de douze mois a été prévu, après lequel un courrier sera envoyé aux possesseurs des biens avant d'en arriver, si besoin est, à l'amende précitée.

"L'objectif est de lutter contre les chancres", précise le bourgmestre, Hugues Ghenne, qui pointe quelque quarante bâtisses vides et à l'abandon dans la commune. "Surtout quand on pense à la pénurie de logements que nous connaissons. Qui plus est, ça entraîne parfois des nuisances (haies vives, mauvaises herbes, rats, fouines...) pour les voisins. Sans parler des tuiles qui menacent de tomber. Notre but n'est donc pas de gagner de l'argent mais bien de voir réhabilités des biens immobiliers."

Du côté de l'opposition, Jean Pirsoul souligne les risques inhérents à cette taxe : "Il faut comparer les recettes que la commune percevra et les dépenses (en temps, en personnel, administratives,...) qu'elle devra assumer. À ce niveau, la décision de lundi ne se justifie pas, sauf pour être dans les normes de la Région, elle qui fixe les règles en matière de subsides pour le logement. Qui plus est, des bâtiments inoccupés, il ne doit pas y en avoir des masses. Cinq ou six tout au plus. Et puis, on n'est à la limite de toucher à la liberté des propriétaires. Il y a là matière à entrer dans des litiges..."

D'où l'avenant proposé par Jean Pirsoul et ses coreligionnaires et qui interdit de taxer les édifices mis en vente. Un ajout qui n'a pas posé de problème à la majorité.

G. H.

 

Article paru dans le journal "Vers l'Avenir" (11.06.2008)

 

150 euros le mètre courant de façade. La taxe votée lundi par le conseil communal, devrait toucher une quarantaine d'immeubles.

 

Voilà qui va faire réfléchir les propriétaires. Devoir débourser 150€ au mètre courant de façade, là où se trouve la porte d'entrée principale du logement, cela fait vite 1000€. «Il y a un besoin criant de logements en Brabant wallon, explique le bourgmestre Hugues Ghenne (PS). D'autre part, trop d'immeubles sont laissés à l'abandon dans l'entité, et cela depuis dix ou quinze ans. Au point de devenir de véritables chancres. Cette situation doit cesser.»

Sur base de quels critères la commune va-t-elle justifier la taxe? «Un recommandé, éclaire Ghenne, sera adressé aux propriétaires concernés. Si après un an, il n'y a aucun changement, nous taxerons.»

Jean Pirsoul (MR, opposition) a voulu savoir si les immeubles mis en vente étaient concernés. «Absolument pas, répond Ghenne, car dans ces cas-là, une pièce justificative peut être avancée.» Ce sera aussi le cas des bâtiments en cours de rénovation. Quant à savoir comment il est possible de repérer ces immeubles, «c'est assez facile, conclut Ghenne. Le manque d'entretien y est visible. Il suffit d'observer les abords laissés à l'abandon. En cas de doute, nous aurons un an pour trancher.»

C'est la raison pour laquelle la taxe ne sera pas perçue cette année, mais seulement en 2009, date du second constat qui se fera exactement un an après le recommandé.

En début de conseil, il a aussi été question du chancre de la rue du Mont, un riverain ayant fait remarquer au conseil communal que deux véhicules et une remorque restaient à évacuer. «Ces véhicules étant immatriculés, justifie Ghenne, il a fallu un complément d'information les concernant. Nous aviserons quand nous en saurons plus.»

Vers l'Avenir sur la table du conseil

Un extrait de votre journal du 9 juin a été lu en conseil par Gilbert Vannier (MR, opposition). Il s'agit du passage dans lequel le bourgmestre Ghenne, à propos de la querelle suscitée par les coqs chanteurs, dit que cela tourne au gag politique. Nous reproduisons le passage en question: «Voilà maintenant un coq honoraire qui utilise la détresse et l'absence de communication de voisins pour tenter de regagner sa place sur le tas de fumier.»

Vannier demande de quoi il s'agit. À cela, Ghenne répond que ce n'est qu'une image, «une simple allusion paysanne dans le monde de la ruralité.»

À quoi Vannier répond qu'on n'est plus en campagne électorale et que de tels propos peuvent choquer. Nous laisserons le mot de la fin à Pirsoul, qui était évidemment visé par cet extrait: «Le coq est en activité, mais le bourgmestre est honoraire.»

Marc WELSCH

06:05 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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