16/06/2008

Orp-Jauche

Articles parus dans le journal "Vers l'Avenir". (16.06.2008)

 

TourneSEL s'installe à Jandrain

 

Nouvellement implanté à Jandrain, TourneSel est un système d'échange de services. L'idée: échanger son temps, son savoir, son savoir-faire.

 

Nous avons tous des compétences, des connaissances, des talents cachés... Pas de fausse modestie, ce que vous jugez facile, ne l'est pas nécessairement pour d'autres. D'où l'idée de créer un réseau de relations au sein duquel les membres s'entraident en échangeant des compétences ou des biens. Car ici, on ne parle pas de loi du marché ou de profit mais plutôt d'heures consacrées à aider un autre membre. C'est là un élément essentiel du service d'échange local, communément appelé SEL.

 

Depuis quelques jours, Marie Pollet, 30 ans, a accepté de devenir «famille-relais» pour l'association TourneSEL. C'est elle qui s'occupera des inscriptions de nouveaux membres pour Jandrain et ses environs.

 

Créé à Hannut, ce réseau d'échange de services couvre un périmètre de quinze kilomètres autour de cette ville et réunit actuellement une trentaine d'adhérents. «L'association vise à créer un tissu de relations au sein desquels les membres échangent des compétences, des objets ou des biens. Les échanges sont basés sur la réciprocité. Une heure de service donnée équivaut à une heure de service reçue, quelles que soient les compétences de la personne qui a rendu un service.»

Imaginons que vous avez passé une heure à aider Marc à poncer sa porte de garage, cela vous donne droit à une heure de cours de cuisine avec Marie... Un moyen de créer des liens, une mouvance très en vogue en ce moment. «Non seulement on prend conscience de ce qu'on peut apporter, mais cela permet aussi de se rendre compte que les autres tiennent leurs engagements, ce qui renforce les relations que l'on établit avec des personnes extérieures au cercle privé.»

Les principes de TourneSEL sont codifiés dans une charte que les membres s'engagent à respecter. Ouverte à tous, l'association se veut indépendante, apolitique et pluraliste. «Il est également essentiel que les échanges se fassent sans être soumis aux notions de rentabilité ou de compétitivité.» On ne parle donc pas en termes monétaires mais en unités de temps: les Bon'heures.

Une Bon'heure équivaut à une heure de service rendu. La limite de 30 Bhrs ne peut être dépassée. Une façon de contrôler l'équilibre entre services rendus et reçus. Chaque membre reçoit d'ailleurs un «cahier d'échanges» dans lequel il peut faire le relevé de ses activités... ou pas. Car chacun reste libre d'offrir gratuitement ses services. «On peut aussi refuser une sollicitation sans être tenu de se justifier.»

 

Le concept d'échange local de service (SEL) offre une multitude de possibilités. À chacun de découvrir ce qu'il peut y offrir... et y recevoir.

 

La cotisation est fixée à 1€ par mois.

 

Marie Pollet (019637469), www.tournesel.be

 

Sophie AGAPITOS

 

 

Orp-Jauche cée sa cellule convivialité

 

Encourager les fêtes de quartier, tel est le but de la cellule. Une personne de contact a été désignée dans chaque village de l'entité.

 

Les belles idées, c'est bien, mais agir en ce sens, c'est mieux. La présidente du CPAS d'Orp-Jauche Catherine Latiers (PS) a ainsi décidé de favoriser la convivialité dans les villages de l'entité. «Les liens de la vie rurale, reconnaît-elle, existent. Le problème, ce sont les modes de vie actuels. Ils modifient petit à petit les relations entre les habitants.»

 

Et Catherine Latiers de citer les déplacements vers les lieux de travail, la télévision, Internet et d'autres occupations qui coupent de la vie sociale. «Il y a, poursuit-elle, un changement des mentalités. Le repli sur soi et l'isolement gagnent du terrain.»

 

Prenant le taureau par les cornes, elle a cherché de l'aide bénévole dans les villages en créant une cellule convivialité. But avoué: trouver un responsable capable non seulement de réunir les gens, mais aussi de lui fournir un matériel adéquat. Pour organiser un barbecue, par exemple.

«La commune a récemment acquis du matériel, résume le bourgmestre Hugues Ghenne (PS). Moyennant des frais de location démocratiques, les tables, les chaises et la vaisselle peuvent être mis à disposition ainsi que deux barbecues. La gestion des locations est confiée à Annick Nemery.»

Cette dernière est épaulée dans sa tâche par Danièle Bastogne à Enines, Jérôme Englebert à Folx-les-Caves, Roger Ravet à Jandrain-Jandrenouille, Frédéric Van Luchene à Jauche, Alain Ovart à Marilles, Christine Rombaut à Noduwez et Guy Nolmans à Orp. Une véritable équipe donc dont l'un des membres est déjà entré en fonction lors d'une première fête de village, à Marilles-Nodrenge (voir ci-contre).

 

Désormais la porte est ouverte à d'autres expériences de ce type. «Une fête de quartier, conclut Catherine Latiers, c'est une manière de créer ou de renforcer des liens: on peut se rencontrer, apprendre à mieux se connaître. Cela permet aussi de se sentir plus concerné par son lieu de vie et par les gens qui y habitent. À terme, cela développe une solidarité entre voisins. Dans le tourbillon de la vie actuelle, c'est devenu une nécessité.»

 

Marc WELSCH

 

 

 

 

15:20 Écrit par Jean PIRSOUL dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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